Digital et plans de lutte contre les nuisibles

En constante évolution, le numérique transforme la lutte antiparasitaire. Des systèmes connectés permettent déjà une surveillance des rongeurs à distance. A plus ou moins long terme, de tels outils serviront également très certainement dans la lutte contre les insectes, arachnides et volatiles. Les capteurs, les senseurs, les caméras inspectent les lieux ; les réseaux sans fil et applications préviennent les techniciens en cas de besoin ; des rapports d’intervention sont édités et envoyés au client en un clic… Regardons de plus près la boite à outils numérique du technicien hygiéniste.

// Monitoring connecté

Le principe est simple : surveiller à distance l’activité des rongeurs 24/7. Pour cela, des capteurs sont fixés aux postes d’appâtage et aux pièges, ou des caméras disposées à des endroits stratégiques.

Ces dispositifs décèlent la présence d’un animal ou la fermeture d’un piège, comme c’est le cas pour Digitrap®, par exemple. Le système alerte alors instantanément le technicien via téléphone portable, tablette ou ordinateur.

Des technologies basées sur le même principe sont sur le marché ou en cours de développement pour le contrôle des insectes (comme ce système, par exemple).

 

// Aide au diagnostic

Des applications Smartphone, qui ont le grand avantage de tenir dans la poche, permettent au technicien d’affiner son diagnostic et d’obtenir de l’aide d’un expert si besoin. C’est le cas de l’application Pest Partner® par exemple, qui contient, entre autres :

- des outils pour identifier le bon nuisible,
- les fiches produits et les FDS pour choisir le bon produit, 
- des outils de configuration des pulvérisateurs et de calcul de dosage,
- les conditions météorologiques pour anticiper les infestations,
- des conseils personnalisés dispensés sur demande par des experts.

Pour la plupart, ces applications permettent d’envoyer un rapport d’intervention aux clients avec les détails du traitement effectué.

 

// Gestion numérique 

Pour faciliter la publication des rapports d’intervention et améliorer la traçabilité des interventions, certains outils prévoient l’identification des postes ou des pièges par des étiquettes avec des code-barres ou des codes QR. Le technicien les scanne simplement lors de ses visites.

D’autres systèmes, qui incluent ou non le relevé des pièges par code-barre ou code QR, proposent, de gérer l’ensemble des chantiers.

 

// Les atouts du digital 

  /// Moins couteux sur le long terme 

La technologie numérique représente certainement un coût initial d’investissement. Mais grâce au monitoring à distance, les visites sont moins nombreuses puisqu’on ne se déplace pas si aucune activité n’est enregistrée. On économise donc du temps (déplacement), de l’argent (coûts du contrat, carburant, main-d’œuvre).

Si l’on considère que cette technologie favorise la mise en œuvre d’un plan de gestion intégrée où la capture est le mode de contrôle privilégié, on économise également des rodonticides.

  /// Un métier plus attractif

Les visites sont plus ciblées (enlèvement des cadavres, amélioration de la protection, changement des appâts, etc.) et le technicien peut passer plus de temps à effectuer un travail d’analyse, à réfléchir aux solutions de prévention et à conseiller son client.

En outre, pour être vraiment efficace, le piège intelligent doit être judicieusement positionné, un défi qu’il n’est pas inintéressant de relever.

  /// Moins de risques 

Le contrôle des dispositifs est fastidieux dans les zones difficiles d’accès (en hauteur par exemple). Le monitoring connecté permet de réduire le risque en matière de sécurité et de gêner moins fréquemment les équipes de travail en place.

 

// Adopter le digital ? 

La technologie numérique permet une gestion optimisée, avec des visites moins nombreuses et plus ciblées, des recommandations plus pertinentes et la prise en compte des risques. Tout cela améliore le service pour le client et rend le travail du technicien plus satisfaisant.

Reste cependant à savoir de quelle manière le numérique va changer la pratique de la lutte antiparasitaire. Pour l’intégrer, le prestataire va devoir adapter ses protocoles, choisir le système le plus approprié pour son entreprise et ses clients.

L'essentiel est de garder en tête que derrière chaque dispositif connecté se cache un professionnel.