Coronavirus : les entreprises 3D au service de la désinfection

Les entreprises professionnelles de lutte antiparasitaire participent aux activités de désinfection de l’environnement. Elles peuvent recevoir des demandes d’interventions, en particulier dans les régions touchées par les infections au nouveau coronavirus (SRAS-CoV-2).

Coronavirus

CONTEXTE

Le nouveau coronavirus, ou SARS-CoV-2, a été signalé pour la première fois le 31 décembre 2019 par les autorités chinoises à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il est responsable de la maladie CoViD-19, une pneumopathie qui, sous des formes sévères, entraine le décès des patients les plus à risques.

Le 30 janvier 2020, l'OMS a déclaré l'Urgence de santé publique de portée internationale (USPPI), et la moitié du monde est désormais confinée à son domicile pour limiter la propagation rapide du virus et donner un peu de latence aux services publiques, notamment les hôpitaux, pour gérer la situation.

Le ministre des Solidarités et de la Santé, informe quotidiennement sur la situation en France dans un point presse. Santé publique France fait également un point épidémiologique quotidien. Avec aujourd’hui plus de 98 000 cas avérés et plus de 15 000 décès, un plateau semble avoir été amorcé d’après le gouvernement qui reste en état d’alerte et implique les professionnels de la désinfection dans la lutte contre ce fléau.

 

// Eviter le CoViD-19 : les précautions standards

Les précautions standards sont le premier rempart pour éviter la transmission du virus. Les gestes barrières doivent être adoptés. Il s’agit notamment de se laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon ou avec une solution hydroalcoolique, de tousser et éternuer dans son coude et non dans ses mains. Plus récemment, l'OMS est revenue sur les premières déclarations pour préconiser le port du masque à chaque sortie de son domicile. 

Même si le SARS-CoV-2 est encore à l’étude, il s’apparente à d’autres coronavirus humains : le SARS-CoV et le MERS-CoV. La survie du virus dans l’environnement serait donc de quelques heures à plusieurs jours – jusqu’à 9 jours sur des surfaces inanimées dans des conditions optimales d’humidité et de température.

On considère hautement improbable une contamination par contact avec des poignées de bus ou de métro. On ne peut cependant pas exclure le risque de contracter le CoViD-19 en touchant des surfaces contaminées.

Des mesures de nettoyage doivent donc être appliquées, à minima dans des environnements où des cas confirmés de CoViD-19 ont séjourné.

 

// La lutte anti-infectieuse

Les endroits et les zones potentiellement contaminés par le nouveau coronavirus doivent être nettoyés avec de l’eau et des détergents courants en insistant sur les surfaces fréquemment touchées (surfaces des murs, portes et fenêtres, poignées, éviers, lavabos, douches, baignoires et cuvettes des toilettes…). 

A ce jour, aucun désinfectant n’a été testé sur le SARS-CoV-2. Mais la littérature indique que des procédures de désinfection des surfaces avec 62-71 % d’éthanol, 0,5 % de peroxyde d’hydrogène ou 0,1 % d’hypochlorite de sodium peuvent inactiver les coronavirus humains. 

Ainsi, conformément aux recommandations de l’OMS, « le nettoyage des surfaces avec de l’eau et un détergent et l’application de désinfectants couramment utilisés dans les hôpitaux (comme l’hypochlorite de sodium) sont des procédures efficaces et suffisantes. » Sur son site, l’OMS précise que « des désinfectants à base d’eau de Javel ou de chlore, de solvants, d’éthanol à 75%, d’acide peracétique et de chloroforme » peuvent tuer le nouveau coronavirus sur les surfaces.

Lors du nettoyage avec des produits chimiques, il faudra ventiler la pièce. 

 

// La protection des personnels 

Le Haut Conseil de la santé publique fait une série de recommandations pour le nettoyage des locaux d’un patient confirmé et la protection des personnels. 

Ainsi, les opérations de nettoyage supposent le port des EPI: masque avec filtre respiratoire type FFP2, surblouse et gants à usage unique, et lunettes de protection. 

Le protocole de déshabillage devra être respecté et les EPI éliminés en tant que matières potentiellement infectieuses. 

L’utilisation de produits biocides doit être effectuée conformément aux instructions figurant sur l’étiquette, avec une attention particulière pour l’action virucide dans le respect des temps de contact indiqués.